Trail des Lucioles Soironnaises 2012 [22 km - 1075 D+] @ Soiron

Oui, oui…
Je sais, je n’ai pas encore fait le compte-rendu de la Belle Hivernoise du 18 décembre dernier. Les fêtes, le manque de temps et la baisse de motivation en sont la cause. Il devrait sortir prochainement avec la vidéo… mais encore un peu de patience. Pour vous faire patienter, voici mon CR du trail de Soiron, de ce samedi.
Depuis Olne-Spa-Olne, fin novembre, ce n’est pas la grande forme. Je n’ai pas couru beaucoup, voire même très peu (5 sorties). Comme je l’ai dit ci-dessus, j’ai tout de même couru à la Belle Hivernoise (13,7 km), malgré un genou peu à l’aise
. Depuis cette date, je n’ai couru qu’une seule fois, pour essayer mes nouvelles shoes. En fait, mon genou gauche me fait toujours mal, pas atroce, mais suffisant que pour rendre mes sorties pénibles. Le côté bizarre de la chose…
c’est que je ne ressens aucune douleur en marchant. Donc, histoire de garder une certaine forme, je fais de la marche nordique. J’ai ainsi fait 5 sorties depuis mi-décembre. La situation n’est pas top, c’est pour cela que j’ai rendez-vous chez un médecin sportif. Je n’aime pas les médecins, mais il faut bien passer par là, si je veux continuer à courir.
Cela fait un bon moment que j’avais entendu parler du bien de ce trail… parcours, organisation et ambiance aux rendez-vous
. Le « Trail des Lucioles« , comme il l’appelle, se déroule autour du village de Soiron, non loin de la ville de Verviers. Région vallonnée autour de la Vesdre, entre Banneux, Nessonvaux, Pepinster et évidemment Soiron. Pourquoi « Lucioles », me direz-vous… et bien, le départ est donné à 18h, donc…
L’envie de faire ce trail étant plus forte que de savoir courir, j’ai donc décidé de le faire en marchant. Ce sera ma 1e course nocturne. Après avoir envoyé un mail à l’organisateur, afin de savoir si je pouvais le faire en marchant, j’étais rassuré sur ma participation. Un grand merci à eux… en effet, la réponse était à la hauteur de leur réputation…
la voici « Pas de problème, mais si tu as peur d’arriver trop tard, tu peux très bien prendre le départ avec un peu d’avance, on en tiendra compte. Les derniers mettent un peu moins de 5 heures. A samedi« .
Je passe tous les préparatifs d’avant course habituels. En arrivant sur place, il y a beaucoup de monde, l’ambiance est très agréable, pas de stress visible et le speaker s’amuse avec son micro. La musique fait un peu penser à la musique que l’on joue au départ de certaines grandes courses (UTMB, Tor des géants,…)… amusant
. Je retrouve mon collègue Raymond. Son épouse est partie 40 min plus tôt pour faire les 21 km en marchant. Visiblement, elle m’aurait vu et photographie sur le parcours, mais à part des ombres et des bandes lumineuses, on ne voyait pas grand-chose. Je retrouverai également Benoît, Laurent et Jean-François peu avant le départ. Certains me chambrent un peu en me demandant si je ne vais pas y passer la nuit. Je les laisse dire, on verra bien…
Le départ est proche. Le speaker annonce 22 km, voir peut-être même 23, avec quelques surprises. Il fait également une allusion à la difficulté du parcours. C’est à ce moment que c’est plutôt inquiétant. En effet, lorsqu’un Coureur Céleste annonce que le parcours est difficile, il y a de quoi être surpris
. Après coup, je comprends mieux pourquoi.
Le départ est donné. Je pars derrière histoire de ne pas gêner les coureurs avec mes bâtons. Le début est lent (pour la fin du peloton), j’arrive à courir à la même vitesse que les coureurs. Pendant environ deux kilomètres, on fera pas mal de route avec quelques intermèdes nature. Sur le plat, je me fais dépasser par beaucoup de monde, mais dans les côtes je les rattrape et les re dépasse. Tout au long de la course, je ne me ferai jamais dépasser dans les côtes.

Le terrain est très technique…
chemins encaissés, descentes raides, beaucoup de racines (pas comparable à Xhoffraix), beaucoup de pierres, des arbres couchés, des passages de ruisseaux, des montées du tonnerre, des chemins inventés dans les prairies et les sapinières. Tout cela étant renforcé par la boue omniprésente sur le parcours. La boue parlons-en… après le passage de plus de 300 traillers, le terrain était tellement devenu glissant que je patinais sans cesse. J’allais oublier les torrents de boue et les chemins spongieux qui gardaient les pieds mouillés en permanence. Par moment, les pieds s’enfonçaient tellement que j’en avais jusqu’au mollet. La traversée des prairies n’était pas plus simple… il fallait en permanence anticiper les trous laisser par les vaches. C’était de vrais champs de mines, où l’on pouvait facilement se tordre la cheville. Le peu de portions plus roulantes permettait de décrasser un peu les chaussures, histoire de retrouver un peu d’accroches.
Mon allure est très bonne et je me sens en super forme. L’ambiance est très spéciale. Évidemment, on ne voit pratiquement rien… seulement les zones éclairées par la frontale, et il valait mieux en avoir une bonne. Cela renforce le sentiment de solitude et de quiétude. On perd également, enfin je trouve, les notions de temps et de distance, surement dû à un manque de repères. Difficile de reconnaître quelqu’un et de discuter un peu. Chacun étant dans son univers de solitude
. C’était flagrant dans les bois, on n’entendait pas grand-chose, à part le souffle, les pas des traillers et le bruit de certains animaux. J’ai adoré tous ces petits moments.
Après de multiples montées, descentes, traversées de zones humides, je rattrape Benoît qui visiblement attend un autre trailler. Il est étonné de me voir
, on est vers le km 13, enfin, je crois. On discute un peu, je pars dans les côtes, il me rattrape sur les plats. On jouera comme ça pendant quelques km, et puis, évidemment, il me faussa compagnie.
Je ne bois pas beaucoup, erreur de ma part, car une crampe se profile
. Cette vilaine se présente après la descente d’un talus glissant menant à un ruisseau. La longue et raide montée qui suit n’arrange rien. Trop tard pour s’hydrater, il faudra que je la gère jusqu’à la fin. Je ralentis un peu, ce n’est pas volontaire, mais inévitable.
La portion de route au niveau de Goffontaine me permet de récupérer un peu, je crois que je suis au km 17. Après une petite portion asphaltée, une petite côte se présente à moi. Je ne suis pas à l’aise et je souffre un peu. Arrivé sur le plat, je suis obligé de m’arrêter, car la crampe du mollet a contaminé la cuisse
. Je mange et bois un peu et repars. Je me rappelle être passé ici pendant OSO. A la sortie du bois, un beau spectacle lumineux se dévoile devant moi
. La rangée de petites loupiotes éclaire le petit vallon et la longue montée qui suit. La montée sera longue et dure, il me faudra gérer cette é&@ç§# de crampe. J’avance à petits pas, doucement, mais surement.
Je n’arrête plus de boire de petites gorgées, mais je sais qu’il est trop tard
. La longue descente dans les prairies et la descente raide dans le bois ne laisse rien présager de bon. En effet, après une portion de faux plat descendant où j’arrive à faire oublier mes jambes en adoptant un bon rythme, j’arrive au pied de la côte la plus dure du parcours (150 D+ sur 300 m). Là, c’est la cata… j’ai mal aux jambes
. Comme j’ai dur, je maintien un rythme régulier avec de petits pas. Cela me permet d’arriver en haut sans trop de dégâts. Je pense avoir perdu beaucoup de temps dans cette côte
. A voir les autres concurrents, je ne suis pas le seul à souffrir. Mais le pire fut la descente qui suivit, à travers les prairies, tant le terrain était mou (peu boueux, mais très mou) et parsemé d’un nombre incalculable de trous. Arrivée en bas, la crampe du mollet et de la cuisse droite m’a rappelé qu’elles étaient toujours là.
Il me faudra presque 500 m avant de retrouver un bon rythme de croisière. Je dépasse même quelques traillers à la recherche d’un 2e souffle. Je me sens mieux, c’est plus agréable
. Arrivé au niveau du phare qui indique que l’on doit passer dans les prairies, ma frontale comme à faiblir
. J’entends au loin le speaker annoncé les arrivants (un peu comme à OSO). Les balises sont beaucoup moins visibles et j’hésite deux fois sur mon chemin. La balise à l’entrée du village n’est pas visible, j’hésite et puis dans le doute je remonte vers l’église, où j’en verrai d’autres. L’arrivée est toute proche, il reste à peine 200 m.
Après 3h36 d’effort, je passe la ligne d’arrivée.
Pour ceux qui pensaient que j’allais y passer la nuit… désoler de vous décevoir, mais je suis déjà là
. Je suis super content de moi, sauf sur la gestion alimentaire de celle-ci. C’est surement, en partie, la cause de mes crampes. Sinon, pour le reste, c’est parfait.
Après m’être changé, j’ai rejoint Raymond et Anne-Marie qui avaient déjà fini de manger… normal, il est déjà arrivé depuis 1h. Après un petit échange d’impression autour d’un plat de pâtes et d’une Céleste, je regagne mes pénates. Les pâtes étaient très bonnes et servies rapidement. Félicitations aux dames qui ont réussi à servir autant de plat dans cette cohue de personnes. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est une Céleste, c’est ça… (voir la photo
).
Super parcours vallonné (suffit de voir le profil) et technique organisé de main de maître dans une ambiance festive
. Comme j’ai pu entendre avant de partir, le même parcours avec 10 km de plus et de jour, ce serait un autre superbe trail… à méditer
.
Bravo à tous qui avez réussi à vaincre ce parcours sans blessures. Difficile de s’imaginer qu’il n’y a pas eu de blessé, tant il y avait des pièges.
> CR de traillers : Crapahut – Trail et course à pied
> Galerie de photos : Jacques Wasterlain
Ma vidéo…
Désolé, pour une fois, il n’y aura pas de vidéo. Ma caméra ne permet pas de filmer la nuit
Mes résultats…
22,49 km (21 km) – 1072 m D+ (900 m)
3:36:00
6,2 km/h – 9:36 min/km
classé 407/464 (87%) au général
classé 128/149 (86%) dans ma catégorie (Ve1)
Site officiel > Les coureurs célestes
Partants : ? / Abandon(s) : ? / Premier : 1:55:40 / Dernier : 4:46:50
Les détails du parcours…

Parcours 3D dans Google Earth… cliquez sur le triangle en bas à gauche pour lancer la vidéo…
OPTIONS > cliquez sur le titre du parcours, en haut à gauche, pour accéder à la fiche détaillée ou sur « vinrouxh » pour accéder à mon compte…
vinrouxh
Suis un marcheur-coureur-traileur amoureux de la nature, qui s'efforce à avoir un esprit sain dans un corps sain... vinrouxh pour les intimes ;-)... pour vous servir.
16 Responses to Trail des Lucioles Soironnaises 2012 [22 km - 1075 D+] @ Soiron
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Je ne suis pas difficile, je veux juste que cela reste comma ça :-/ #maxirace
vinrouxh
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0
C'est quoi ? :-D
vinrouxh
3
1
Le trail de Wanze dans le Vers l'Avenir... avec une petite mention spéciale ;-)
vinrouxh
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La Bouillonnante... 56 km de plaisir en compagnie Valéry et Xavier... une excellente journée :-)
vinrouxh
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Ah ben ça ma fait plaisir de savoir que tout s’est bien passé pour toi.
)
Quel parcours de folie ! Je connais super bien la région et malgré tout par moment j’avais du mal à savoir où j’étais précisément, tu as raison : la nuit tout est différent !
Quelle ambiance presque spectrale que tous ces halo lumineux à travers les bois et les prairies. Je n’apprécie pas les courses nocturnes en générale, mais j’ai vraiment pris mon pied sur celle-ci ! Un parcours sans compromis, du pur, du dur, du céleste quoi !
Suivant mon calendrier il est probable que j’y repasse l’année prochaine !
(j’ai eu la même pensée que toi après fait de nombreuses figures acrobatiques sur boue (Du 100% Candelero) , je me demande s’ils s’en sont sorti sans blessés
En voyant la tenue de certains, soit ils prirent leur temps en profitant de la boue pour faire une thérapie
, ou bien ils se sont pris de belles gamelles.
C’était ma 1e expérience nocturne, mais pas la dernière.
Bon repos…
Salut et chapeau pour ton rythme avec les bâtons. Je pense qu’on a joué à saute moutons quelques fois. Tu m’a repris a plusieurs reprises dans les côtes et je termine quelques minutes avant toi. J’ai un peu souffert mais me suis bien amusé pour mon 2ème trail. C’est vrai que c’est sympa avec les loupiotes mais fallait quand même faire gaffe, de jour ça doit aussi être pas mal. Pour info c’est moi que Ben attendait enfin jusqu’à ce que j’ai du m’arrêter pour un stop en urgence sanitaire. Heureusement q’il m’a attendu à l’arrivée… C’était mon chauffeur d’un soir
A mon tour de tirer mon chapeau
… pour un 2e trail, tu n’as pas choisi le plus facile, que du contraire.
C’est sympa à Benoît de t’attendre. En tout cas, il a du carburer, car il ne finit pas si mal que cela. Ces petits problèmes de sanitaire sont vraiment pénibles, et encore plus dans le noir (cela m’est déjà arrivé une fois, mais on se sent mieux après).
Bon repos et à la prochaine.
bravo !
c’est sacrément pentu et accidenté chez toi
J’espère que ton genou prendra pas trop de temps pour te laisser tranquille définitivement.
Cela n’a rien à voir avec les Vosges ou inversement la côte. C’est une région bien vallonnée. Mais c’est vrai que l’on peut faire confiance aux Coureurs Célestes pour nous trouver des parcours super vallonnés
.
.
Pour info, enfin je crois, les gagnants de la PTL 2009 est une équipe des Coureurs Célestes… c’est dire
Pour mon genou, je dois passer un arthroscanner lundi prochain. Le médecin m’a déconseillé de m’arrêter de courir… donc, je fais de petites sorties sans descentes raides.
C’est vrai qu’avec quelques kilomètres en plus et de jour, ça donnerait un superbe trail qui n’aurait pas grand chose à envier à ce qui se fait sur la Semois au mois d’avril.
Tu es un sacré marcheur pour avoir tenu une telle allure sur ce parcours. Certains ne font pas beaucoup mieux en courant!
Si je comprends bien… La Bouillonnante, c’est 2,5 fois le Trail des Lucioles. Mais au niveau de la technicité du parcours ?
)… grosse erreur.
Et encore, j’aurais pu faire mieux, si j’avais été un peu plus intelligent. Ma mauvaise alimentation m’a joué des tours. Je pense que j’ai un peu sous-estimé la dureté du parcours en pensant que 21 km ce n’était pas si terrible que cela (erreur de débutant
Super CR Vincent et belle perf en marchant, j’avais compris avant le départ que tu allais partir derrière, mais je n’avais pas pigé que tu le faisais en marchant.
J’ai accompagné Yoda à une allure relax pour ne pas me faire mal jusque Goffontaine et comme j’étais assez frai j’ai un peu accéléré sur la fin.
Mais la a une allure plus élevé ca devient dangereux pour les chevilles.
Allez bonne récup
Et que ton genou te laisse en peu tranquille.
Benoît
Je confirme que je suis parti derrière. Au début, je marchais plus vite que ceux qui couraient, à leur grand étonnement.

C’est sur que plus on allait vite, plus il y avait des risques de chute. Vu ton temps final, tu as bien accéléré sur la fin
Merci et j’espère que je serais fixé dans 2 semaines.
Quelle performance en marchant! Je suis ébloui. Ca me mettrait le moral dans les chaussttes de voir un gars qui marche aller plus vite que moi qui cours
. En plus, le profil du trail était vraiment costaud, digne de la Bouillonnante (ratio distance/ D+). Sinon, grâce à la photo, j’ai appris qu’une Céleste le nouveau jus de fruit à la mode! 
On se croisera sûrement au Night Trail Frameries si tu fais la marche, cool!
Merci pour le commentaire sur notre blog, effectivement c’était une 1ère sur le vélo bien réussie! Nul doute que j’essaierai de erfaire ce genre d’épreuve à l’avenir.
Pour la caméra embarquée, c’est une Camsports Evo Color. En tant que connaisseur de la marque, tu te feras ton opinion. A vrai dire, c’est en voyant la fiabilité de ta caméra (que tu as emmené partout) et la promo sur Privatesportshop que j’ai choisi cette marque. Pour l’instant, je suis ravi.
Merci, merci… c’est vrai que j’ai une démarche assez rapide. Dommage que je ne cours pas aussi vite que je marche
Pour Frameries, je ne sais pas… vu que je n’ai pas encore fait mon programme 2012. J’attends pour mon genou.
Bon amusement avec ton nouveau joujou.
En effet voilà une superbe sortie, bravo a toi.
Merci… superbe sortie tant d’un point de vue sportif qu’au niveau de l’ambiance.
Juste un petit bravo pour ton site que je viens de découvrir.
Merci beaucoup… et bonne découverte.