Les Crêtes Vosgiennes 2012 [33 km - 1000 D+] @ Massif des Vosges FR

Une course à pied dans les Vosges… quelle idée
Depuis que j’ai commencé à course, il y a un peu plus de deux ans, je m’étais dit que ma 1e course en France serait celle-ci. En effet, il y a donc 2 ans presque jour pour jour lors de mes vacances en famille à Xonrupt-Longemer, j’ai croisé, au niveau du Hohneck, un petit panneau où il était inscrit « Crêtes Vosgiennes ». Intrigué par celui-ci
, en rentrant chez moi, je me renseigne sur internet pour avoir quelques infos. C’est là que j’ai découvert que c’était une course à pied en ligne entre la station de sports d’hiver du Markstein et du Lac Blanc. Les deux distances proposées, 13 et 33 km, empruntent le sentier des crêtes qui passent par la plupart des sommets du massif des Vosges, dues moins entre ces deux stations… c’est également le sentier de Grande Randonnée No 5 (GR5). Le site visité offre pas mal d’informations sur la course… voir sur le site « L’Alsace en courant« . Voci un petit extrait de la description…
33 kilomètres, 1082 m de dénivelé positif, 1066 m de dénivelé négatif, 13 sommets : Trehkof, Breitfirst, Hundskopf, Schweisel, Batteriekopf, Rothenbachkopf, Rainkopf, Kastelberg, Hohneck, Haut-Fourneau, Tanet, Gazon de Faîtes, Gazon du Faing, et tous terrains : 300 m d’asphalte, chemins, chaumes, sentiers, rochers, tourbes … Voilà le programme des Crêtes Vosgiennes.
Créées en 1976 par Luc Marlier, après avoir participé à la Sierre-Zinal, la course des cinq 4000 dans le Valais en Suisse, les Crêtes Vosgiennes ont d’abord été organisées par l’entente Colmar, courues alors du Lac Blanc au Markstein. 20 ans plus tard, le Spiridon Club d’Alsace reprend l’organisation de la course qui part maintenant du Markstein pour arriver au Lac Blanc.
lire la suite sur le site, et consulter le parcours, profil et autres renseignements…
Mais pourquoi les Vosges
Un massif montagneux à quelques 450 km de chez moi, c’est plutôt assez près
. Et puis, j’ai déjà passé plusieurs séjours dans cette région (vacances et camp scout); et même, il y a bien des années, fait une randonnée de plusieurs jours. J’adore cette région
. Certes, ce n’est pas la haute montagne, mais c’est tout de même la montagne dans toute sa beauté qui reste maître sur ces terres… elle nous l’a encore prouvé cette année
. Et puis, et puis, surement pour ça aussi…
Que dire de plus… la montagne est belle… n’est ce pas
La course étant un dimanche à 9h30 avec le départ du bus vers le Markstein à 7h30, il fallait que je trouve un logement dans la région. Faire 900 km pour un jour, pour moi qui n’aime pas rouler, c’est peut-être un peu beaucoup. Par conséquent, j’en ai profité pour partir quelques jours; histoire de bien m’imprégner des paysages. J’ai donc élu domicile à l’auberge de jeunesse de Xonrupt-Longemer. Auberge très bien entretenue, accueil convivial et belle situation… à recommander
Le samedi, j’avais rendez-vous avec Benoît pour retirer nos dossards et se faire une petite bouffe. J’aurais dû rencontrer également Izhonu, mais la rencontre se fera le jour de la course au milieu de la foule. Je n’en reviens toujours pas qu’il m’ait trouvé parmi presque 1000 coureurs
. C’est vrai que la caméra sur la casquette ne passe pas inaperçue
. Comme j’étais sur place et que Benoît n’arrivait pas avant 17h, j’ai profité de la journée du samedi pour me faire une petite randonnée de 20 km et 1400 D+.
Je suis parti du col de la Schlucht par le sentier des Roches. Sentier impraticable en hiver à cause de son côté hyper technique et aérien. Superbe sentier taillé dans la falaise, où j’ai pu observer un beau chamois. Arrivé à la ferme de Frankental, j’aperçois le Petit Hohneck et le Hohneck. J’entame l’ascension du Petit Hohneck, jusqu’au col par un sentier assez technique dans les bois. Le reste de la montée jusqu’au sommet se fera par un beau chemin herbeux d’où la vue sera superbe. Au sommet, en compagnie des vaches, le vent est assez fort et je ne m’attarderai pas bien longtemps. Ensuite, je redescends par une piste de ski en direction de Le Gaschney. Peu avant ce petit village, je me dirige vers la droite pour contourner la montagne en direction de la ferme de Schiessroth, avant de plonger sur le lac du même nom par un sentier assez facile. Après une petite halte fraicheur au pied du lac, je repars vers le lac isolé de Fischboedle où l’impression de solitude est surprenante. Le sentier hyper technique qui contourne ce lac par Kerbholz, Wormsawald et Ammelthal est plutôt difficile. A l’approche du lac de Schiessrothried, où je suis passé tantôt, je commence l’ascension du Hohneck par le sentier de Wormspel. Sentier particulier qui fait découvrir l’évolution de la végétation tout au long de l’ascension. Arrivé à 1363 m au sommet du Hohneck, le vent est tel qu’il est très difficile de rester immobile. Je ne m’attarde gère et reprends le chemin des crêtes en direction de la Schlucht. Ce chemin est beaucoup plus facile que le reste du parcours, cela permet de récupérer un peu. Voilà une excellente randonnée assez difficile qui laissera des traces pour la course du lendemain. Randonnée que je ne conseillerai pas aux jeunes enfants.
Voici quelques photos prises lors de mon périple…
Pour le parcours, il est possible de le découvrir là > http://www.gpsies.com/map.do?fileId=jpmozfmbiddywbdr
Maintenant, passont à ce pour quoi je me suis déplacé dans les Vosges… Les 33 km des Crêtes Vosgiennes…
Après un petit déjeuner à l’auberge du Plancrupt, lieu de départ des cars et lieu d’arrivée de la course, en compagnie de Benoît, ont prends le bus en direction de la station de ski du Markstein. La météo est très mauvaise et après presque 1h de route, cela se confirme très bien… moyenne de 6°c, vent entre 40 et 50 km/h, pluie omniprésente, et même un peu de grêle par moment, sans oublier le brouillard qui avec une visibilité entre 50 et 100 m ne laisse pas beaucoup de place à l’admiration du paysage
. Moi qui étais venu pour cela… pas de chance
Après avoir passé presque 3/4 d’heure dans l’auberge pour se mettre un peu à l’abri, le moment du départ est venu. Il y a beaucoup de monde… environ 1000 coureurs
. Certains habillés comme des esquimaux et d’autres comme des marathoniens par 25°c. Perso, je garderai ma veste pluie quasi en permanence. Je fais la connaissance rapide d’Izhonu… désolé, tu ne te verras pas sur la vidéo… en effet, à mon retour impossible de la retrouver
Le départ est donné dans le brouillard complet, je ne vois même pas la fin du peloton. Le départ est assez rapide et Benoît file déjà comme une gazelle
. Il faut dire qu’il est attendu au soir pour manger avec sa fille. Mission remplie pour lui, puisqu’à 17h30, il était rentré chez lui après avoir parcouru 450 km en voiture. Visiblement, il a roulé aussi vite qu’il n’a couru
Je ne suis pas vraiment à l’aise en courant… les chemins sont étroits et avec le monde qu’il y a, je suis souvent trop près du coureur devant moi et j’ai du mal à voir et sentir le chemin
. Physiquement, je suis bien, les jambes sont bonnes et le moral est au beau fixe, contrairement à cette saleté de météo. Après le 1e ravito, je commence à trouver mes marques. Je me fais dépasser par pas mal de monde, mais ce n’est pas le but ici. Le vent souffle fort et je suis obligé de mettre mon buff sur les oreilles, car la pluie battante devient très gênante
. Le parcours est assez roulant dans les parties sous-bois, car relativement plat. Les montées ne sont pas particulièrement difficiles, mais je décide de les faire en marchant. Je suis là pour profiter de l’instant présent et des rares moments où la visibilité dépasse les 200 m. Il y a eu tout de même quelques belles portions techniques, voire même dangereuses si l’on ne fait pas attention où l’on met ses pieds. Les descentes sont relativement roulantes, même un peu trop. Trop, car courir dans une ornière n’est pas toujours facile et surtout que les accotements herbeux étaient très glissants… certains en ont fait les frais
.
Lors de la descente du Rainkopf, par un manque d’attention, je me suis tordu la cheville droite. Rien de bien grave, mais la légère douleur survenue est par moment encore présente lors de l’écriture de ce compte-rendu
Les ravitos sont nombreux et bien fournis, honnêtement mais sans plus… avec un petit thé chaud qui fait du bien par où il passe. J’en profiterai à chaque fois, car même habillé avec ma veste, par moment j’avais froid.
La partie après le col de la Schlucht est un peu moins vallonnée,mais beaucoup plus sinueuse, avec des passages pierreux très difficiles à négocier. Le décor est assez différent. Les km s’enchaînent, je suis toujours bien, les jambes sont bonnes, la météo est toujours aussi pourrie et j’ai un peu plus d’assurance… tout va bien, quoi
. Je pensais que la traversée du Gazon du Faing aurait été plus facile. En effet, le parcours est relativement plat, mais slalomer dans les ornières et surtout ne pas se trébucher dans la multitude de pierres qui dépassent rendent la progression plus compliquée qu’il n’y parait. Je suis dans un petit groupe qui court à bonne allure, et j’essaye de m’y maintenir
.
L’arrivée dans les bois et la vue des premiers téléskis annoncent la fin du parcours
. La descente dans le bois est bien glissante, comme les autres aussi, et il faut bien assurer ses appuis. Arriver au-dessus de la piste de ski, le groupe rattrape pas mal de coureurs. Je me sens pousser des ailes et me laisse complètement aller pour même attention une vitesse de 18,7 km/h
. Je dépasse une bonne quinzaine de coureurs, mais c’était sans compter la dernière bosse juste avant l’arrivée. Je mords sur ma chique, je ne marche pas, mais je ne vais pas très vite. Et puis, il reste 500 m… et au bout de la prairie je vois l’arrivée. Je continue sur ma lancée et je termine ses 33 km en 3h29. Scan du dossard, ticket de mon classement, t-shirt technique cadeau et gros pain d’épice souvenir en forme de coeur avant de rejoindre le ravito.
Je suis super content de moi, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à courir loin de chez moi
. Maintenant, je cherche après Benoît, mais impossible de le trouver puisqu’il était déjà parti. Félicitations à lui qui termine la course en 3h05. Egalement, félicitations à Izhonu qui battra son objectif et finira en 2h53.
Après cette matinée bien arrosée, par la pluie
, le temps se dégage un peu et je récupère un peu en profitant des animations locales.
Sur le chemin du retour, je repasse par certains endroits du parcours, histoire de voir le paysage et de prendre quelques photos. C’est pour cela que les photos du parcours dans la galerie sont moins brumeuses que celles prises pendant la course.
Je terminerai cette belle journée aux bords du lac de Gerardmer, avant de passer une dernière nuit à l’auberge et de reprendre la route le lendemain matin.
Un GRAND merci à Benoît pour ses bons moments passés ensemble, aussi bien le samedi soir autour d’un bon petit repas, que le dimanche avant la course. Il faudra que l’on remette cela un jour.
Encore une petite chose qui m’a marqué… l’organisation de la course est bien plus professionnelle que chez nous, c’est peut-être pour ça la telle différence de prix
. Par contre, après les podiums, plus personnes et pourtant il y avait plus de 1500 coureurs au total… c’est dommage
. Chez nous en Belgique, tant qu’il y a à boire, il y a du monde… même des heures après la course
.
Pour une première expérience de course à l’étranger, c’était excellent. C’est sur que je remettrai cela en 2013. J’envisage toujours de faire la MaxiRace d’Annecy… mais là, c’est une autre affaire
.
Mes résultats…
31,63 km (33 km) – 1159 m D+ (1000 m)
3:29:17
9,1 km/h – 6:37 min/km
classé 316/914 (34%) au général
classé 98/285 (34%) dans ma catégorie (Ve1)
Site officiel > Office de tourisme de la vallée de Kayserberg
Partants : 1017 / Abandon(s) : ? / Premier : 2:21:42 / Dernier : 5:25:05
La vidéo…
http://www.dailymotion.com/video/xt2lo4OPTIONS > cliquez sur le titre de la vidéo, en haut, pour accéder à la fiche de la vidéo…
Ma galerie de photos…
OPTIONS > survolez, avec la souris, les zones en haut et en bas pour afficher les menus ou cliquez sur la photo pour afficher les détails…
Les détails du parcours…
Parcours 3D dans Google Earth… cliquez sur le triangle en bas à gauche pour lancer la vidéo…
OPTIONS > cliquez sur le titre du parcours, en haut à gauche, pour accéder à la fiche détaillée ou sur « vinrouxh » pour accéder à mon compte…
vinrouxh
Suis un marcheur-coureur-traileur amoureux de la nature, qui s'efforce à avoir un esprit sain dans un corps sain... vinrouxh pour les intimes ;-)... pour vous servir.
6 Responses to Les Crêtes Vosgiennes 2012 [33 km - 1000 D+] @ Massif des Vosges FR
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Voici le compte-rendu de Izhonu > http://izhonu.blogspot.be/2012/08/cretes-vosgiennes-2012-je-suis-sorti-du.html
Merci Vincent pour CR
A dimanche
Benoît
Y a pas de quoi
A dimanche à Seraing.
[...] Les Crêtes Vosgiennes 2012 [33 km - 1000 D+] @ Massif des Vosges FR [...]
Merci pour le récit de la course, je pense la faire cette année(1ére course hors de Belgique)
Très bon choix, tu ne le regretteras pas. Cela te permettra d’avoir un petit aperçu d’une course de montagne, sans être très dur.
J’espère que tu auras du meilleur temps que moi